Grasscut, la bonne odeur électronica

A ECOUTER - Ça sent bon la marée, l’herbe et les chemins boueux. Ça brille aussi, dans la ville, quand le soleil se cache et que la vie nocturne s’éveille tout juste. Dans la musique de Grasscut, les images se succèdent et c’est une bonne chose. Le duo formé en 2008 parvient à dessiner des paysages différents, d’une chanson à l’autre, et à transmettre un sentiment, une émotion peut-être, de quelque chose de foncièrement évanescent. Ce deuxième album, Unearth, est délicieusement planant. Il faut écouter en priorité Reservoir, petit bijou d’harmonie et d’instruments très, très bien senti. Impossible de coller un genre à la musique de Grasscut, entre l’électro (Pieces), la pop (Blink In The Night) et le trip hop (Stone Lions).

Aux manettes de ce délice électronique indéfinissable, il y a Andrew Phillips, compositeur pour le petit et le grand écrans, ainsi que Marcus O’Dair, bassiste et claviériste. Les deux hommes se rencontrent en 2008 et sortent, un an après, un premier album, 1 Inch / 1/2 Mile, qui a surpris le public en réunissant une grande diversité de sons. Leur musique repose sur une base instrumentale classique, plus remarquable dans Unearth et très appuyée dans le titre Lights, confortée par des sonorités électroniques qui portent la mélodie très haut. Un peu à la manière du groupe Air, le résultat est toujours surprenant et soigné.


Unearth par Grasscut (Ninja Tune), sorti le 16 juillet 2012.

Gwendal Fossois

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