Morgane Tschiember ou le jeu des formes

swing

A VOIR - Un mur accueille le spectateur, mur de bois aux jointures faites de plâtre. Symbole de l’interdit, comme si l’œuvre devait empêcher d’aller plus loin ? Le visiteur en fait le tour et découvre, perturbé, la première salle de la Fondation Ricard. L’espace accueille une exposition monographique de Morgane Tschiember, plasticienne d’une trentaine d’année encore méconnue, autour des notions de forme et de matériau brut. Les sculptures aux formes étourdissantes emplissent le parcours et transportent le public dans un ailleurs, vers un monde fantasmé.

Trois œuvres marquent tout particulièrement :  un objet non identifié et déformé suspendu dans les airs (Unspecific Space), des bulles de verre poussant comme des champignons sur un cadre d’acier (Bubbles) et une pièce emplie entièrement d’un dispositif fait de demi-cercles en PVC (Swing). Dans ces travaux, il y a quelque chose de Richard Serra, c’est sûr, et plus généralement du minimalisme aux représentations simples mais gigantesques. Deux œuvres pourtant laissent de marbre : Journal, un ensemble de photos reproduites dans un journal au format de nos quotidiens, accroché à un banc de bois. Plus loin, deux photos incompréhensibles, polaroids agrandis, trônent sur le sol de la Fondation. Quel intérêt ? C’est dommage.

Crédits: Swing par Morgane Tschiember/Courtesy Galerie Loevenbruck © Gwendal Fossois.

Seuils par Morgane Tschiember à la Fondation d’entreprise Ricard, du 5 juin au 7 juillet 2012.

Gwendal Fossois

 

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