C’est comment la Biennale des Disques Bien?

Le festival des Disques Bien, label français indé, a débuté hier soir. Une entrée en matière croustillante pour M-Jo & Flóp, mais décevante pour Superbravo.

La chanson français retrouve de sa vigueur avec les Disques Bien. Le label associatif fondé en 2005 le prouve à chaque sortie de disque. Depuis ce 13 mars, les membres ont entamé leur première Biennale, suite sur moins d’une semaine des Bienfaisances mensuelles lancées en 2006.

Pour lancer le bal à La Java, c’est Flóp, un des fondateurs de la maison, qui grimpe sur scène aux côtés de M-Jo. Un joli concert d’une bonne heure tissé de mots doux et de maux de tous les jours. Derrière l’image d’une pop cosy et amusante se cache un véritable travail d’expérimentation instrumentale, qui prend tout son sens sur scène. En plus de la guitare, le duo gratte des éponges à vaisselle, fait de la guimbarde et touche à des instruments semblant sortis de nulle part qu’on installe dans le nez, dont on gratte le fond… La deuxième partie du concert se fait plus psychédélique. Etienne Jaumet, au synthé, apporte ce petit plus qui transporte le public. C’est sans compter la voix plutôt haut perchée de M-Jo qui se marie avec grâce aux intonations graves de Flóp. Ce sont sans conteste des artistes à suivre de près.


Mais, pour cette soirée d’ouverture, le public répond difficilement à l’appel des Disques Bien. Une centaine de personnes, à vue d’œil, sont posés calmement face à la scène. Et si M-Jo et Flóp parviennent un peu à faire gonfler les rangs, Superbravo – alias Armelle Pioline les disperse.  C’est dommage. Le projet solo de la chanteuse du groupe Holden a du potentiel. Quelques jolies chansons, des accords qui tombent bien. Mais le style de l’artiste, qui chante entièrement en anglais, est finalement assez éloigné de l’esprit Disques Bien. Et ce, au contraire d’Holden qui privilégie l’expérimentation du son à la guitare électrique.


Entre deux bières, assis sur les banquettes rouges de La Java, c’est le moment de jeter un œil sur la programmation de la Biennale. Impossible de manquer le folk psychédélique d’Emmanuelle Parrenin, en concert jeudi au Souffle Continu (entrée libre) et vendredi à La Java. Mais d’autres jolis noms animent aussi le menu : Blair et le peuple de gauche, Monsieur Ma & Monsieur Go… Et, qui sait, c’est peut être l’occasion de repartir avec, sous le bras, un t-shirt coloré imprimé Disques Bien.

Photos/vidéos : © Gwendal Fossois

La Biennale des Disques Bien, du 13 au 18 mars 2012, 8 euros par soir/20 euros trois soirs.

Gwendal Fossois

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